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Mali / France / RFI - 

Article publié le : mardi 05 novembre 2013 à 07:11 – Dernière modification le : mardi 05 novembre 2013 à 11:43
 

Les corps de nos envoyés spéciaux de retour en France

Les cercueils de Ghislaine Dupont et Claude Verlon sont arrivés à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ce mardi 5 novembre, à 6H00 TU.

Les cercueils de Ghislaine Dupont et Claude Verlon sont arrivés à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ce mardi 5 novembre, à 6H00 TU. AFP PHOTO / FRED DUFOUR
 
Par RFI
 

Les corps de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon sont arrivés en France ce mardi 5 novembre, à 7H00 (6H00 TU), à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Le président français, François Hollande,  était présent pour les accueillir. La veille, les deux journalistes ont été décorés à titre posthume de l’Ordre national du mérite par le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta.

Cet article est réactualisé régulièrement

L’avion s’est posé ce mardi matin, à 7H00 (6H00 TU), à l’aéroport Charles-de-Gaulle, ramenant en France les dépouilles mortelles de nos deux confrères, Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

Des proches et les familles des deux journalistes de RFI assassinés samedi à Kidal, dans le nord du Mali, étaient présents. Le président français, François Hollande, a également tenu à « être aux côtés des familles et les accompagner dans leur douleur », a précisé l’Elysée. Le président français ne s’est pas exprimé devant la presse. Il a fait le déplacement « pour les familles, et uniquement pour elles », ont précisé ses services.

? A (RE)LIRE : Ghislaine Dupont, Claude Verlon : deux professionnels passionnés du terrain

Marie-Christine Saragosse, présidente de France Médias Monde, Cécile Mégie, directrice de RFI et Yves Rocle, directeur du service Afrique de RFI accompagnent les deux cercueils. « C’était l’instant de vérité. Tout d’un coup, tout devient réel face à la douleur des familles », a déclaré Marie-Christine Saragosse,  présidente de France Médias Monde. « Ce matin, on est un peu fatigués. On a passé une drôle de nuit, dans l’avion. Avec eux, et sans eux. Et on est un peu épuisés de tout ça, et en même temps tellement fiers d’eux. Tellement fiers de RFI, aussi. »

Le président de la République, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, et Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, ont rencontré les familles et proches de Ghislaine Dupont et Claude Verlon dans un salon privé du pavillon de réception de l’aéroport.

Les cercueils de nos deux confrères ont ensuite été exposés quelques instants. Un hommage silencieux leur a été rendu par la famille, les proches et les collègues de RFI. Il n’y a eu aucun discours, mais l’émotion était forte.

« Jamais faire taire une voix » 
 

La veille, avant le décollage de l’avion ramenant les corps des deux journalistes en France, un dernier hommage leur avait été rendu, au cours d’une cérémonie sobre, sur le tarmac de l’aéroport de Bamako.

« On peut éteindre un corps mais jamais taire une voix. Surtout les voix de l’espoir. Le Mali vous sera éternellement reconnaissant. Au nom du peuple malien, le président de la République et le gouvernement présentent à toute RFI, à la presse mondiale, et française, aux familles des disparus, leurs condoléances profondément émues et attristées. Que le Tout-puissant vous reçoive dans son royaume de paix », avait alors déclaré le ministre malien de la Communication, Jean-Marie Sangaré. Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été décorés à titre posthume de l’ordre national du mérite par le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta.

? A (RE)LIRE : Assassinat des envoyés spéciaux de RFI: le point sur l’enquête

Les corps des deux envoyés spéciaux de RFI assassinés à Kidal doivent ensuite être emmenés à l’institut médico-légal de Paris, pour une autopsie.


Une boîte mail a été créée pour que les amis, les collègues et les auditeurs de RFI laissent leurs hommages à Ghislaine Dupont et Claude Verlon : rfihommage@gmail.com

Lien/Vidéo/Audio : http://www.rfi.fr/afrique/5min/20131105-corps-envoyes-speciaux-retour-france-ghislaine-dupont-claude-verlon-mali-kidal

Mali / Entretien - 
Article publié le : mardi 05 novembre 2013 à 11:38 – Dernière modification le : mardi 05 novembre 2013 à 11:38
 

Ibrahim Boubacar Keïta sur RFI: les assassins des deux envoyés spéciaux de RFI «n’auront plus jamais la paix»

Ibrahim Boubacar Keïta, le 28 juillet à Bamako.

Ibrahim Boubacar Keïta, le 28 juillet à Bamako.

REUTERS/Joe Penney
 
 

« Tout sera fait pour retrouver ceux qui ont osé les abattre froidement ». Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, qui a décoré lundi à titre posthume nos deux confrères assassinés, n’a pas caché son immense émotion, hier à Bamako, en recevant la direction et les journalistes de RFI présents dans la capitale malienne. IBK répond aux questions de nos deux correspondants à Bamako, Serge Daniel et David Baché.

RFI : Vous étiez très ému après la cérémonie en hommage à nos deux confrères…

Ibrahim Boubacar Keïta : Je dois dire que je suis atterré. Je suis atterré et j’ai beau tourner cette tragédie dans tous les sens, je ne lui trouve aucune espèce de logique. Il est vrai que la logique est d’ordre humain. Ce qu’il s’est passé est de l’ordre infra-humain, de la non humanité. Ce sont des journalistes, venus ici pour informer le monde de la réalité malienne, qui ont l’habitude de venir dans ce pays et qui se sont toujours trouvés à l’aise, chez eux.

Homme et femme de bonne volonté, venant devant d’autres, pour que la réalité de ce peuple soit connue, que la difficulté de ce peuple soit connue, dans la tragédie qui était la nôtre. Que ceux-là, dont tout le Mali avait fait des amis, aient été ici froidement privés de leur vie, cela est indicible. On ne sait pas quoi dire. Mon émotion est tout à fait normale, elle n’est pas moins forte que la vôtre.

Et vous avez choisi de décorer Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

Je crois que c’était le minimum que nous leur devions. Et sans les règles de chancellerie, j’aurais fait beaucoup plus, parce qu’ils sont morts pour le Mali aussi, pour la cause malienne, pour que la tragédie que vit notre peuple soit connue. Ils ont payé le prix fort. Moi j’aurais voulu de tout mon cœur, de toute mon âme, que mon pays ne fut pas le lieu où la liste des martyrs de RFI s’allongerait, après Johanne Sutton, après Jean Hélène.

Vous avez dit que vous allez tout faire pour trouver les coupables. Il y aurait déjà eu des interpellations. Avez-vous des indices ? Avez-vous donné des instructions pour que l’on fasse totalement la lumière sur ces assassinats ?

J’ai été très clair. Toutes les forces maliennes sont mobilisées. Nos services de renseignement, nos troupes, tout le monde. Je crois que, en cela, je suis parfaitement en phase avec le président français. Nous nous sommes dit déterminés à faire tout pour que cette affaire soit éclaircie. Que ceux qui ont osé abattre froidement Ghislaine et Claude, où qu’ils se trouvent, sachent qu’ils n’auront plus jamais la paix.

Parmi les hypothèses, on parle de « sous-traitants », on parle d’al-Qaïda au Maghreb islamique, on parle du Mujao, on parle de bandes de criminels, sans privilégier une piste par rapport à une autre…

Vous comprendrez qu’en ce moment précis, je ne m’aventure dans aucune espèce de conjecture, je pense que nous sommes tous encore sous le choc. Mais les équipes sont au travail et vous comprendrez tous que je ne puisse partager quoi que ce soit de sensible à l’heure où nous sommes.

Rien sur l’identité, mais peut être sur le profil des personnes arrêtées, sinon des ravisseurs ?

Même pas.

La justice française a envoyé des enquêteurs à Bamako. Le Mali a ouvert ce lundi une enquête judiciaire. Y aura-t-il une coopération judiciaire entre les deux pays ? Que va-t-il se passer ? Allez-vous mobiliser des fonds pour accélérer ce processus d’enquête, Monsieur le président ?

Nous ferons tout ce qu’il faudra faire, quoi qu’il en coûte. Nous le ferons pour que cette affaire soit éclaircie. Nous avons dit que nous mettrons tous les moyens, et quand je dis, je fais. Je ne prends pas l’évènement à la légère. Cette affaire est suffisamment grave pour qu’aucun de nous ne s’avise de manquer à quelque engagement que ce soit. Si on le dit, nous le ferons. Et je me ravi de l’arrivée du magistrat français. Il y a une coopération judiciaire entre la France et le Mali, et elle sera totalement mise en œuvre.

Vous avez dit quelque chose de très émouvant, vous avez dit : « RFI, au Mali, n’a pas d’auditeur. Nous sommes de la famille RFI »…

Nous tous. Nous commençons d’abord par connaître la voix. Et après, nous vous situons par le visage. Et cela, au-delà des interviews, crée une relation presque de fraternité. Et quand l’un d’entre vous s’en va dans de telles conditions, c’est révoltant, c’est un des nôtres qui est parti ! C’est un frère qui est parti, ou une sœur, et cela, je le dis très profondément.

 
Claude Verlon et Ghislaine Dupont.

RFI

Liens : http://www.rfi.fr/afrique/20131105-ibrahim-boubacar-keita-rfi-assassins-ghislaine-dupont-claude-verlon-enqu%C3%AAte

http://www.rfi.fr/afrique/5min/20131105-assassinat-envoyes-speciaux-rfi-suspects-arretes-mali-france

http://www.rfi.fr/afrique/20131105-le-mali-rend-hommage-deux-journalistes-tues-rfi-corps-route-france

http://www.rfi.fr/afrique/20131104-hommage-journalistes-radio-france-nos-collegues-assassines-rfi-ghislaine-dupont-claude-verlon

Bodies of French journalists abducted in Mali returned

From Khushbu Shah, CNN November 5, 2013 — Updated 0718 GMT (1518 HKT)

Ghislaine Dupont, left, and Claude Verlon reportedly were abducted after interviewing a rebel leader in Kidal, Mali.
Ghislaine Dupont, left, and Claude Verlon reportedly were abducted after interviewing a rebel leader in Kidal, Mali.
 

(CNN) — The bodies of two French journalists, who were killed in Mali, arrived in France Tuesday, Radio France International reported.

Ghislaine Dupont and Claude Verlon worked for Radio France International and were kidnapped Saturday morning.

The abduction occurred after the journalists were interviewing a Tuareg rebel near the northern town of Kidal, a local governor said, according to RFI sister network France Info.

Both were kidnapped by four men in a Toyota, said Gov. Adama Kamissoko of Kidal.

Watch this video
Hollande on Kenya, Mali and Libya
 

Kidal was one of the strongholds of the Islamic militant Tuareg uprising last year that plunged Mali into chaos after a military-led coup. Following the coup, Tuareg rebels occupied the northern half of the country.

Veteran Spanish war correspondent kidnapped in Syria

As part of France’s intervention this year to flush out militants in Mali, the French military secured the area around Kidal.

The two reporters were abducted in front of the home of a member of the Tuareg rebels’ National Movement of a Liberation of Azawad, RFI reported.

The two journalists could be heard resisting their abduction, according to their driver, who was forced by the gunmen to lay on the ground, RFI said.

French President Francois Hollande called an emergency meeting with ministers Sunday about the incident.

Hollande condemned the killings, calling them « despicable. »

The kidnappings and deaths came the same week four French hostages were released. They were abducted in 2010 by al Qaeda in the Islamic Maghreb in neighboring Niger.

Italian journalist held captive in Syria is headed home

Link/Video: http://edition.cnn.com/2013/11/05/world/africa/france-mali-journalists-killed/index.html?hpt=hp_t3

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